Les premières recommandations du Comité contre la torture pour le Togo sont disponibles. L’institution onusienne a pris de fortes décisions contre les lieux de détention au Togo notamment la prison civile de Lomé. En dehors de la suppression du  paiement forfaitaire exigé des visiteurs de prison, l’Etat partie devrait également veiller à ce que les procédures de prolongation des gardes à vue soient strictement respectées par les officiers de police et de gendarmerie. Les autorités judiciaires qui ont la responsabilité d’exercer un contrôle effectif et régulier sont invitées à y veiller.

Le Togo attend impatiemment les recommandations du Comité des Nations Unies contre la torture après la présentation de son rapport le 26 juillet dernier à Genève en Suisse. Mais d’ores et déjà à l’issue des questions qui ont été au cœur des échanges après la soumission du rapport de la délégation togolaise, des voix s’élèvent pour exiger la fermeture pure et simple de la prison civile de Lomé. Pour les experts, membres du Comité contre la torture, la maison d’arrêt de Lomé ne respecte pas la dignité humaine.

La délégation togolaise présente à Genève en Suisse dans le cadre de la 67è  session du Comité des Nations Unies contre la torture a répondu lundi aux questions de la structure onusienne, 72 heures après la présentation de son rapport. Les échanges ont permis de faire le point sur les conditions de détention,  la lutte contre l’impunité et la problématique des garanties sur le plan légal au Togo. Par ailleurs, il a été demandé à l’Etat togolais de clarifier le mandat du  Service central de recherches et d’investigation criminelle (SCRIC) souvent présent dans les manifestations.

Genève accueille la 67è session du Comité des Nations Unies contre la torture depuis le 22 juillet. La session qui se poursuit jusqu’au 09 août prochain sera l’occasion pour une demi-douzaine d’Etats-parties de soumettre leur rapport périodique au Comité sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants. Parmi ces pays se trouve le Togo qui compte mettre en avant dans son rapport les avancées positives enregistrées depuis 2012.

Gerald Staberock clash le Togo sur la question de la torture. Le secrétaire général de l’Organisation mondiale l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a estimé mercredi à Genève à l’occasion de la  67è session du Comité contre la torture que des efforts restent encore à faire pour l’éradication de la Torture au Togo. Pour M. Staberock, les conditions de détention et la surpopulation carcérale dans le pays s’assimilent à de graves cas de torture.

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) démarre la nouvelle année avec un changement de paradigme. L’organisation de défense des droits humains  a décidé de ne plus être dans la posture de médecin après la mort. Pour ce faire, elle a entamé mardi à Lomé et ce pour trois jours une consultation nationale pour l’évaluation de la mise en œuvre par le gouvernement togolais de la convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants. C’est à l’intention des Organisations de la société civile, des journalistes et des acteurs étatiques.

Le Bureau Exécutif de NUBUEKE  a relaté dans un communiqué publié jeudi les conditions de détention de Messenth Kokodoko, Kokou Dodzi Eza et Ayao Fiacre Atsu, interpellés  respectivement  dans la nuit du 18 au 19 octobre  et du 26 dernier. Le Mouvement  présidé par Enos Tchalla prend le contrepied du communiqué du Procureur de la République pour  parler  d’enlèvement et dénoncer  des traitements dégradants que subissent les susnommés. 

La torture préoccupe encore au Togo. Une rencontre réunit depuis lundi et ce pour trois jours à Lomé, des acteurs de la société civile, des femmes et hommes défenseurs des droits humains et acteurs des médias dans ce sens. Ils recherchent des voies et moyens pour bouter hors du Togo toute pratique de torture.

La décision du Togo à lutter contre la torture avec la mise en place d'un arsenal juridique compétent est félicitée par la délégation de l'Union Européenne  (UE). C'est l’essentiel d’une déclaration rendue publique mercredi à Lomé.

Finalement, c’est à croire que pour avoir raison dans une affaire judiciaire impliquant l’Etat togolais, les citoyens togolais sont obligés de se rendre à Abuja. Ces dernières années, l’Etat togolais a été plusieurs fois condamné par la Cour de Justice de la CEDEAO. Après les condamnations dans l'affaire des députés, de Kpatcha Gnassingbé et co-accusés, de Pascal Bodjona, etc., une nouvelle condamnation vient encore de tomber.

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