La 6è édition du Forum Solidarités Sociales des Travailleurs/euses du Togo (FSSTT) s’est achevée vendredi à Kpalimé à 120 km de Lomé. En attendant la publication des principales recommandations sorties au cours de ce grand rendez-vous syndical, le comité d’organisation manifeste d’ores et  déjà son approbation à certaines préoccupations évoquées par les participants. Il entend œuvrer pour que désormais, centrales syndicales et organisations  de la société civile fassent bloc afin de dompter les multinationales.

Malgré les efforts consentis pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans le secteur  des mines  de l’espace communautaire, les derniers rapports montrent  que le travail décent reste toujours un grand défi à relever dans plusieurs  Etats. On n’en veut pour preuve le Togo, où à la Société Nationale des Phosphates du Togo (SNPT), par exemple les conditions de vie et de travail se dégradent au quotidien avec pour corollaire plus de 15 décès enregistrés durant l’année en cours. La situation devient préoccupante au Conseil du travail et du dialogue social de l’UEMOA qui s’active pour « arrêter l’hémorragie ».

Le préfet de Kloto Gabriel Assan a exposé mercredi les efforts du gouvernement dans l’amélioration des climats d’affaire au Togo au Forum Solidarité Sociale des Travailleurs/euses du Togo. Le représentant du ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative  se réjouit des 14 places gagnées par le Togo dans le dernier rapport Doing Business de la Banque Mondiale et la Carte du Score réalisé dans le programme le Millenium Challenge Corporation (MCC). Il invite par  les acteurs du monde syndical à avoir le courage de féliciter le gouvernement plutôt que  de le critiquer tout le temps.

La 6ème édition du  Forum Solidarités Sociales des Travailleurs/euses du Togo (FSSTT) s’est ouverte mercredi à Kpalimé sur le thème «  le travail décent, les droits humains et la responsabilité sociétale des entreprises dans le secteur minier au Togo et dans l’espace communautaire (UEMOA / CEDEAO) : quelles alternatives pour une gouvernance partagée et une transformation économique, sociétale et environnementale viable ». Organisé par l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SAAD), le FSSTT 2018 offre l’occasion aux  acteurs du monde syndical de se pencher sur la problématique de l’exploitation des ressources minières en Afrique, notamment.

Les richesses du sous-sol togolais ne profitent pas encore aux communautés hôtes. L’inexistence des infrastructures de base de qualité notamment des routes, des écoles, des hôpitaux et les conditions de vie déplorables des populations de ces communautés en sont la preuve. Malgré plusieurs appels et l’adoption des dispositions obligeant les entreprises minières à remplir leur responsabilité sociétale, rien ou presque n’a encore changé. Plutôt, l’on assiste à des violations de droits humains et à une pauvreté endémique dans ces communautés. Dépassés, certains chefs traditionnels des préfectures de Vo et de Yoto viennent de monter au créneau et en appellent aux autorités togolaises.

L’ONG Solidarité action pour le développement durable (SADD) est décidée à œuvrer pour que le respect de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) soit une réalité au Togo. Du 8 au 9 juin derniers, elle a organisé à Tabligbo (75 km de Lomé) un séminaire atelier à l’intention de 35 travailleurs, délégués syndicaux et délégués du personnel des entreprises minières, de la Zone Franche, des Entreprises de construction des ponts et chaussés et aussi des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats et des inspecteurs de travail.

Du 12 au 13 mai 2018, l’Ong Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD) a tenu une rencontre de restitution de ses recherches-actions sur la gouvernance locale et le vivre ensemble au Nord Togo. Il s’agit d’un séminaire qui a rassemblé 30 responsables provenant de 10 cercles de réflexion sur les droits de l’Homme notamment Adjengré, Bangeli, Bassar, Blitta, Dapaon, Kara, Pagala, Pagouda, Sokodé et Sotouboua. Le but de ces recherches-actions est de contribuer à la promotion de la gouvernance locale et du vivre ensemble.

Le Syndicat démocratique des mines (SYDEMINES) du Togo et l’Ong Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD) lèvent la voix contre la situation précaire et les mauvais traitements que subissent près de 400 travailleurs contractuels de l’usine SCANTogo à Sika-Condji (80 km de Lomé). Ces deux structures sont en soutien aux travailleurs dits contractuels qui sont utilisés par l’usine de cimenterie mais qui ne les reconnaît pas, les discrimine et les laisse à la merci de certains tâcherons, qui gardent une bonne partie de leurs salaires et les empêchent de réclamer quoi que ce soit. L’organisation syndicale du secteur des mines interpelle les premiers responsables de ScanTogo à mettre fin à la leur fuite de responsabilité pour rétablir les 400 travailleurs dans leurs droits. Elle invite les autorités à agir pour mettre fin à cette exploitation de ces travailleurs togolais.

L’ONG Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD) a échangé le week-end dernier à Atakpamé (158 km de Lomé) avec une quarantaine de leaders et encadreurs de coopératives agricoles des paysans venant de toutes les régions du Togo. La rencontre portait l’action syndicale.

Les données sur l'aspect contributif de la protection sociale s'avèrent fortement déficitaire, au Togo. C'est le triste constat fait par l'ONG Solidarité Action pour un Développement Durable (SADD) qui a lancé lundi un appel aux autorités nationales à faire de la protection sociale un droit pour tous les travailleurs. 

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