Entre l’opposition togolaise et le pouvoir de Faure Gnassingbé, la tension est loin de baisser. Ces derniers jours, ce sont les femmes des deux camps qui prennent la relève pour s’accuser mutuellement. Deux jours après la marche des femmes de la Coalition des 14 partis de l’opposition demandant à Sabine Mensah de conseiller son fils, Faure Gnassingbé à accéder aux exigences du peuple, c’est l’ancienne ministre de la communication, Kouméalo Anaté qui monte au créneau. La femme Unir accuse l’opposition de poser des exigences farfelues et irresponsables qui empêchent le démarrage du dialogue.

Comme annoncé, la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a tenu samedi sa première manifestation de l’année 2018. Ils sont des milliers de partisans de l’opposition à répondre à l’appel de leurs leaders dans plusieurs villes en région et à Lomé. Au meeting ayant sanctionné la manifestation à Lomé, l’opposition a promis mettre tout en œuvre pour empêcher la tenue du référendum annoncé par Faure Gnassingbé et réclamé par le parti au pouvoir à l’occasion de la (contre) manifestation de ce samedi.

Le Chef de l’Etat togolais s’est adressé mercredi à la nation. Dans le discours très attendu par les togolais de tout bord, Faure Gnassingbé a réitéré son appel au dialogue à la classe politique pour parvenir à un consensus devant mettre fin à la crise politique. Et quelle que sera l’issue des discussions, le président togolais annonce qu’il reviendra au peuple togolais de se prononcer dans le cadre d’un scrutin référendaire. Il annonce également un certain nombre de mesures sur le plan social pour relancer le développement du Togo. M. Gnassingbé invite les togolais à faire le choix du progrès, de la fraternité et de la cohésion pour affirmer le potentiel du Togo.

La crise politique est encore d’actualité et la tension est toujours vive. Mais le gouvernement togolais avance. La preuve en est que, même amputée des membres de l’opposition parlementaire, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est dotée d’un bureau présidé par un membre du parti au pouvoir. Dans la foulée le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi annonce la tenue des élections législatives au plus tard le 14 juillet.

Le gouvernement togolais reste dans la logique de l’organisation du référendum. Alors que plusieurs se lèvent pour demander une 2e lecture du projet gouvernemental, les députés de la majorité ont élu jeudi 12 membres sur les 17 que compte la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette commission aura la charge d’organiser les prochains scrutins prévus en 2018.

Me Yawovi Madji Agboyigbo, le Président national du Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) sait pourquoi la Constitution de 1992 constitue une hantise pour les Togolais. Celui qui a été déclaré mort la semaine dernière par des rumeurs, trouve que cette Constitution est la concrétisation d'une lutte de longues dates menée par les acteurs politiques. Il dénonce par la même occasion ce qu'il appelle l'assassinat de la IVè République en 2002 et exhorte ses pairs de l'opposition à associer le dialogue aux manifestations publiques en cours.

L’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) réagit suite au communiqué conjoint de l’Union Africaine, la CEDEAO et de l’ONU relativement à la crispation politique au Togo. La formation politique présidée par Agbeyome Kodjo salue la volonté et la mobilisation de la communauté internationale d’accompagner le Togo vers une sortie de crise pacifique. Elle appelle le régime a abandonné la voie du référendum pour rechercher le consensus au Parlement.

Me Jean Yaovi Degli se prononce une nouvelle fois sur  la crise socio-politique que connait le pays depuis le 19 août dernier. Après avoir exhorté la coalition de l'opposition a lutté pour la limitation du mandat présidentiel avant de poser le problème de rétroactivité, l'ancien ministre de la transition revient pour donner son point de vue sur le prochain référendum émanant du boycott  des  députés du vote du projet de loi du gouvernement. Dans un article intitulé "Vers un Référendum on gagne ou on gagne?", le Président  du mouvement " Bâtir le Togo"  révèle les tenants et les aboutissants dudit référendum.

La Commission électorale nationale indépendante du Togo (CENI) n’est toujours pas active. Elle doit connaître un renouvellement dans les prochains jours dans la perspective des consultations électorales qui s’annoncent dont le référendum. L’opposition extraparlementaire et la société civile sont invitées à proposer des candidats.

David Ourna-Gnanta, ancien cadre du parti l'Alliance de Dahuku Péré et militant d’UNIR depuis juillet 2014 donne sa position sur la question des réformes politiques et les revendications du Parti National Panafricain (PNP) dont les récentes manifestations se sont soldées par des morts d’homme et des blessés.

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