Les acteurs politiques togolais s’accorderont-ils sur un cadre électoral consensuel nécessaire à l’organisation de l’élection présidentielle ? La question taraude les esprits. Ces dernières semaines, plusieurs formations politiques de l’opposition ont demandé au pouvoir d’ouvrir des discussions dans le but d’améliorer le cadre électoral. Si à l’heure actuelle il n’est pas sûr qu’un autre dialogue ait véritablement lieu avant l’élection, il nous revient que le gouvernement a décidé d’échanger avec l’opposition.

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro a rencontré vendredi à Lomé des partis de l’opposition déclarés ou non à la présidentielle de 2020 au Togo. L’objectif de la réunion a été de rapprocher les positions pour la transparence du scrutin de 2020. Deux commissions ont été mises en place pour parvenir à cet objectif.

Le Mouvement patriotiques pour la démocratie et le développement (MPDD) a effectué sa rentrée politique 2019-2020 vendredi à Lomé. L’évènement a permis au bureau politique de rentrer les élus locaux et les parlementaires issus de cette formation politique que dirige Agbeyome Kodjo. Naturellement, le sujet lié à la Présidentielle de 2020 a été évoqué. L’ancien Premier ministre encourage l’opposition à construire une stratégie intelligente pour la réalisation de l’alternance en 2020. Dr Kodjo propose la mise en place rapide d’une CSRO.

L’élection présidentielle de 2020 s’approche à grandes enjambées. Mais l’opposition togolaise, dans son ensemble, n’a toujours pas arrêté une stratégie pouvant mettre en difficultés le candidat du pouvoir. Le débat est omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais Me Yawovi Agboyibo ne voit pas les choses de la même façon. A travers la Fondation FAR, l’ancien Premier ministre togolais estime que les réflexions en cours passent à côté du vrai problème.

Délitée et presqu’en débandade après avoir mal géré la grande mobilisation qu’elle avait réussi à faire aux lendemains du 19 août 2017, l’opposition réfléchit à des possibilités d’une renaissance. Tant des entités qui la composent avaient vanté leur notoriété, croyant pouvoir arriver seule à bout du régime, tant les résultats des élections locales du 30 juin dernier disent le contraire et imposent la conduite à tenir. L’élection présidentielle de 2020 a lieu dans environ 7 mois et une idée émerge pour rassembler les différentes forces démocratiques et mieux faire face au pouvoir.

Un nouveau regroupement politique voit le jour au Togo. Il s’agit de « la Coalition Rénovée de l'opposition » regroupant trois formations politiques à savoir le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) et le parti le NID. La « Coalition rénovée » se fixe pour objectif, la réalisation de l’alternance politique au Togo en 2020.

Si l’un est introuvable sur le territoire togolais depuis plus d’un an et demi, l’autre parle peu, depuis que la Coalition est éclaboussée par une affaire de 30 millions qu’il a vainement tenté d’étouffer. Mais ces deux frères ennemis ont eu le mérite de tenir tête au pouvoir de Faure Gnassingbé ces 10 dernières années. Il s’agit de Jean-Pierre Fabre et de Tikpi Atchadam. Acteurs importants du regroupement de l’opposition qui a mené la lutte politique ces 18 derniers mois, ils ont également été à l’origine du délitement du mouvement. Désormais, ils se combattent mutuellement par l’entremise de leurs lieutenants. Trois raisons fondamentales expliquent la déchirure entre les deux leaders de l’opposition.

Jean-Pierre Fabre a chargé vendredi la CEDEAO d’avoir été complaisante avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Celui qui était jusque-là Chef de file de l’opposition togolaise a qualifié le silence de l’organisation communautaire d’incompréhensible alors que les églises, les cadres musulmans, les organisations de la société civile appelaient au report du scrutin. M. Fabre qui faisait part de sa déception annonce une nouvelle phase de la lutte politique dans le pays.

On votait jeudi au Togo pour le compte des élections législatives. Le scrutin rejeté par la principale Coalition de l’opposition togolaise s’est déroulé dans un calme, que d’aucuns justifient par les appels au boycott. Mais ce qui est constant, au vu de la constatation sur le terrain, il y a eu une faible affluence dans les Centres de vote. Une situation qui réjouit le regroupement des 14 partis politiques de l’opposition qui qualifie les élections de jeudi d’une erreur à corriger par la mise en place d’un autre processus électoral. Mais le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille. Le ministre Gilbert Bawara reconnait un "désintérêt des citoyens pour les scrutins", comme dans d'autres pays africains, mais annonce la mise en place de la nouvelle assemblée nationale.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne s’avoue pas vaincue. Le regroupement politique dont les activités sont coordonnées par Brigitte Adjamagbo-Johnson tient à empêcher la tenue des élections législatives de ce 20 décembre. Mercredi, il a appelé les populations togolaises à une "mobilisation générale et à la résistance", sur toute l’étendue du territoire national, en vue d'empêcher le scrutin de se dérouler.

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