Ce n’est plus un doute. Les parties prenantes de la crise sociopolitique togolaise ont été incapables de trouver un compromis devant sortir le pays de la situation qu'il traverse depuis 10 mois. Le dialogue politique entamé le 19 février dernier n’a encore rien donné. Après plusieurs consultations bilatérales avec les protaganistes, les facilitateurs sont à Lomé pour une ultime tentative de recherche de compromis. La rencontre de ce mercredi vise essentiellement deux objectifs, selon les indiscrétions.

Il a le mérite d’avoir aidé l’opposition togolaise à créer un nouveau rapport avec le pouvoir de Faure Gnassingbé au sujet des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui étaient constamment reléguées aux calendes grecques. Mais depuis plusieurs mois, Tikpi Atchadam, l’homme à l’origine de la donne actuelle s’est réfugié au Ghana par peur de perdre sa vie. Et c’est désormais depuis le Ghana qu'il mène la lutte. Une situation qui ne convient plus au pouvoir de Lomé qui vient d’interpeller le gouvernement.

Une délégation de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition s’est rendue lundi à Accra pour un tête-à tête avec le Facilitateur de la crise togolaise, Nana Akufo-Addo. L’opposition togolaise n’apprécie le fait que le dialogue s’éternise et que le pouvoir de Faure Gnassingbé se sert du communiqué des premières séances pour empêcher les manifestations de rue. A Accra, l'opposition togolaise et le président ghanéen discuteront de la reprise des manifestations et de la relance du dialogue inter-togolais.

Le Chef de l’Etat togolais a pris part vendredi à Sipopo en Guinée Equatoriale à la cérémonie de remise du Prix international Unesco-Guinée Équatoriale pour la recherche en sciences de la vie. Ce déplacement a permis à Faure Gnassingbé d’avoir un tête-à-tête avec le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, facilitateur du dialogue politique inter-togolais.

Les pourparlers entre les acteurs politiques togolais ont effectivement repris vendredi sous l’égide du président ghanéen, Nana Akufo-Addo. A l’issue des échanges, le facilitateur a invité pouvoir et opposition à ne pas fermer la porte aux propositions faites par l’une et l’autre partie mais de prendre en considération l’intérêt supérieur de la nation pour qu’un consensus soit vite trouvé. Le dialogue reprendra à une date ultérieure.

Les choses ont véritablement bougé cette semaine au sujet du dialogue inter-togolais aux arrêts depuis exactement un mois. Les consultations entreprises par la facilitation et qui ont permis de rencontrer les autorités togolaises et les leaders de la coalition de l’opposition ont déblayé le terrain pour la reprise des discussions. Et alors qu’il était annoncé à Lomé la semaine prochaine, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, facilitateur de la crise togolaise vient à Lomé vendredi matinée pour relancer le dialogue.

La facilitation ghanéenne multiplie les tractations pour emmener le pouvoir togolais et son opposition à revenir à des meilleurs sentiments pour ainsi favoriser la reprise du dialogue suspendu depuis bientôt un mois. Lundi, le ministre ghanéen de la Sécurité, Albert Kan-Daapah a de nouveau échangé avec les leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. La facilitation qui vient de finir les consultations avec le gouvernement, demande à l’opposition de suspendre ses manifestations pour le bon aboutissement des pourparlers qui pourraient reprendre la semaine prochaine.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer le lundi 19 puis le vendredi 23 février pour que le 27e dialogue inter-togolais soit repoussé sine die ? Cette question, plusieurs togolais se la posent de façon inquiétante même si des informations indiquent que les discussions pourront reprendre dans une dizaine de jours. Pour le moins que l’on puisse dire, le facilitateur Nana Akufo-Addo était excédé par les incompréhensions entre la délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition et celle du parti UNIR au sujet de la Constitution de 1992. Des informations recueillies par Togo Breaking News auprès de la facilitation et des participants au dialogue indiquent que le facilitateur a déduit, qu’à ce stade, le dialogue bute sur deux positions irréconciliables et diamétralement opposées. Les lignes peuvent-elles bouger d’ici-là ?

Les discussions  proprement dites du 27è dialogue inter-togolais ont été ouvertes lundi par le Président ghanéen Nana Akufo-Addo, le facilitateur. Pendant une dizaine de jours, pouvoir et opposition devraient arriver à un accord global sur les questions qui alimentent la crise sociopolitique dans la paix et la concorde nationales mais aussi dans le respect de l'ordre constitutionnel et des institutions de la République. Plusieurs personnalités du pays dont le Premier Ministre, Komi Selom Klassou ont pris part à cette cérémonie d'ouverture.

La crise politique qui secoue le Togo depuis le 19 août dernier est au centre de toutes les tractations diplomatiques dans la sous-région ouest-africaine. La médiation sous régionale conduite désormais par le Ghana explore toutes les voies devant mener à une sortie de crise pacifique avec à la clé, la mise en œuvre effective des réformes portant sur la limitation de mandats, le mode de scrutin à deux tours notamment. Plusieurs acteurs politiques togolais sont reçus au Ghana ces derniers jours. Et parmi les noms de ceux qui ont franchi la frontière de l’ouest figure celui de Pascal Bodjona.

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