Me Yawovi Madji Agboyibo est consterné. L’ancien Premier ministre du Togo ne comprend pas la non-ouverture des discussions politiques avec l’opposition pour définir les mesures de transparence de la prochaine élection présidentielle. Estimant que la République togolaise n’est la propriété d’aucun clan, l’opposant affirme que « c’est ensemble que les togolais doivent définir les règles devant servir de base à l’organisation » de la présidentielle de 2020.

Le Togo connaître une nouvelle élection présidentielle dans environ 5 mois. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’active dans ce sens. Mais au Comité d’action pour le renouveau (CAR), on estime que le scrutin ne devrait pas se tenir dans les conditions actuelles. Le parti de l’ancien Premier ministre, Me Yawovi Agboyibo indique que le pays sera au pied du mur. Et pour que le pays ne franchisse pas un seuil irréversible « crise » qu’il traverse, le leader du CAR propose.

Me Yawovi Agboyibo persiste ! Les togolais de l’intérieur et de la diaspora ont en commun "le bien extrêmement précieux qu’est la Patrie". Pour l’ancien Premier ministre togolais, de la bonne gestion du pays dépendent sa prospérité et les opportunités pour les citoyens ainsi que le relèvement du pouvoir d’achat. Dans un nouveau message d’éveil, le responsable de la fondation FAR fustige la gestion des résultats du concours de recrutement des enseignants volontaires. Il demande au Chef de l’Etat un certain nombre de réformes devant garantir les principes de crédibilité et le sens d'équité.

L’élection présidentielle de 2020 s’approche à grandes enjambées. Mais l’opposition togolaise, dans son ensemble, n’a toujours pas arrêté une stratégie pouvant mettre en difficultés le candidat du pouvoir. Le débat est omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais Me Yawovi Agboyibo ne voit pas les choses de la même façon. A travers la Fondation FAR, l’ancien Premier ministre togolais estime que les réflexions en cours passent à côté du vrai problème.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) nourrit l’espoir de voir la lutte pour l’alternance aboutir au plus tard en 2020. Pour y arriver, le parti estime qu’il y a lieu de privilégier la méthode qui gagne. Me Yawovi Agboyibo affirme que la pression et le dialogue, dans le cadre d’une stratégie unitaire, permettront à l’opposition d’obtenir l’alternance au plus tard en 2020. Le parti des déshérités envisage son retour au sein de la Coalition à certaines conditions. Déjà l’ancien Premier ministre invite les leaders de l’opposition à travailler pour que l’alternance politique se réalise dans le respect des grands principes et dans la noblesse.

Après le Parti national panafricain (PNP) c’est le tour du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de se désolidariser des futures manifestations de la Coalition de l’opposition programmées dans 19 villes. La position du parti confirmerait la déception de Me Yawovi Madji Agboyibo au sortir de la première réunion du comité de suivi de la CEDEAO qui a eu lieu les 10 et 11 septembre derniers à Lomé.

Me Yawovi Agboyibo a fait part mardi de sa déception à l’issue de la première réunion du Comité de suivi de mise en œuvre des décisions de la CEDEAO. Pour lui, il est inadmissible que la CEDEAO tourne autour du pot en ce qui concerne la question de la CENI en se contentant d’annoncer l’arrivée des experts pour réparer les dégâts. Le président du CAR appelle les autres leaders de la Coalition de l’opposition à réfléchir à une réorientation de la lutte, qui reste entière. Qualifiant la première réunion du Comité du suivi, Me Agboyibo parle d’une amorce angoissante d’échec.

Me Yaovi Agboyibo est pour un dialogue de sortie de crise. Dans ses vœux de nouvel an, le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) invite le Chef de l’Etat togolais à tout mettre en œuvre pour que le président ghanéen, Nana Akufo-Addo reprenne la facilitation en vue des discussions. Pour 2018, l’ancien Premier Ministre exhorte Faure Gnassingbé et les acteurs politiques de tous bords à œuvrer pour que le Togo entre dans une nouvelle ère de gouvernance politique.

Me Yawovi Madji Agboyigbo, le Président national du Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) sait pourquoi la Constitution de 1992 constitue une hantise pour les Togolais. Celui qui a été déclaré mort la semaine dernière par des rumeurs, trouve que cette Constitution est la concrétisation d'une lutte de longues dates menée par les acteurs politiques. Il dénonce par la même occasion ce qu'il appelle l'assassinat de la IVè République en 2002 et exhorte ses pairs de l'opposition à associer le dialogue aux manifestations publiques en cours.

Me Yawovi Agboyibo est persiste dans sa position sur la question des réformes politiques: elles doivent être faites selon les prescriptions de l’Accord politique global (APG) signé en août 2006 à l’issue d’un dialogue qu’il a présidé. Et selon l’ancien Premier Ministre togolais, le gouvernement a renforcé le doute sur sa sincérité à procéder aux réformes politiques prescrites par l’APG avec la  création de la commission de réflexion sur les réformes, actuellement en tournée en région pour recueillir les avis des populations sur la façon de reformer l’organisation politique de l’Etat.

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