Les autorités togolaises travaillent à enrailler les actes de corruption dans l’administration publique. Le département en charge de la fonction publique vient de finaliser un « projet de loi fixant les règles d'éthique, de déontologie et les obligations de l'administration publique et des services publics ». Le texte est soumis à validation des cadres du ministère de la Fonction publique et des membres de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).

Le gouvernement togolais vient d’initier une tournée nationale de sensibilisation des responsables et des agents de l’administration publique. Conduite par le ministre en charge de la fonction publique, Gilbert Bawara, la tournée sillonnera toutes les régions du Togo et sera l’occasion de rappeler les valeurs et les principes qui régissent l’administration publique togolaise. La première étape de cette tournée a été marquée à Atakpamé vendredi par 2 rencontres importantes d’abord avec les responsables de l’administration publique et ensuite avec les enseignants. M. Bawara et ses collègues ont invité les agents publics à œuvrer pour l’amélioration des services publics. Aux enseignants, ils ont demandé d’arrêter la fixation sur les  2 milliards Fcfa pour favoriser le relèvement des autres défis du secteur. La délégation a insisté sur la nécessité de préserver le climat de paix, de sécurité et de stabilité, en dehors de tout calendrier politique.

La fête des travailleurs est observée mercredi au Togo. Après la cérémonie officielle, le ministre togolais de la fonction publique, du travail, de la réforme administrative et de la protection sociale a rejoint les agents de son département. Occasion pour ces derniers de présenter leurs doléances pour un meilleur rendement. Après avoir reçu les cahiers de charge, Gilbert Bawara a d’abord invité ses collaborateurs à œuvrer pour un service public de qualité avant de promettre continuer les efforts pour la satisfaction des différentes doléances. Il a par ailleurs annoncé des mesures importantes visant à moderniser l’administration publique togolaise pour accompagner la mise en œuvre du PND et le processus de décentralisation.

Le ministère de la fonction publique a soumis à examen jeudi le rapport d'évaluation à mi-parcours de la politique nationale de l'emploi. A l’occasion, il sera analysé la mise en œuvre du plan d'action opérationnel de ce document adopté en 2014 par le gouvernement en vue de promouvoir l'emploi et réduire le chômage et le sous-emploi au Togo, notamment ses mécanismes, ses moyens, les résultats atteints et l'impact. Il s'agit précisément d'interroger l'état de la mise en œuvre de la politique afin d'en tirer les enseignements et de proposer des ajustements nécessaires.

Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) appuie le gouvernement togolais pour une meilleure mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Un important séminaire se tient dans ce sens depuis mardi à Lomé et rassemble les hauts fonctionnaires de l’administration togolaise. La rencontre devra, à terme, renforcer les compétences des Secrétaires généraux des différents départements ministériels pour une meilleure intégration des ODD dans les programmes et politiques de développement au Togo.

Le nouveau document du Programme Pays de Promotion du Travail Décent (PPTD) du Togo est en cours d’adoption à Lomé. Elaboré sous l’égide du ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative avec l’appui du Bureau International du Travail (BIT), le programme qui couvre la période 2018-2021 permettra de promouvoir le travail décent au Togo. Les centrales syndicales du Togo et le Patronat participent à l’adoption du PPTD 2018-2021.

Le gouvernement togolais va remédier à l’absence de mécanismes et d’outils de régulations des ressources humaines dans les services publics. Engagés depuis des années dans un processus de réforme et de modernisation de l’administration publique en vue d’assurer une prestation de qualité aux citoyens, les pouvoirs publics viennent de se doter d’une stratégie nationale de gestion des ressources humaines de l’Etat, basée sur le mérite. Le document élaboré par un consultant international fait objet d’un atelier de validation ouvert jeudi à Lomé.

L’Institut National d’Assurance Maladie, Togo (INAM-Togo) a présenté vendredi à ses assurés de nouveaux mécanismes de prise en charge d’ayants droit non couverts par le régime d’assurance maladie. Ces mécanismes se situent dans le cadre du  processus d’écoute permanente de recherche de solutions et d’inclusion sociale et visent à mettre un terme à l’exclusion d’un nombre relativement important d’ayant droit de la couverture.

Les états généraux de l’administration publique de 2006 et plusieurs études ont révélé que le Togo, à l’instar des pays francophones d’Afrique, a hérité d’une administration fortement centralisée, à peine tempérée par la déconcentration. La capitale Lomé concentre la plupart des activités économiques et constitue une macrocéphalie par rapport à l’ensemble du pays. Cette situation ne saurait trop durer. Les pouvoirs publics viennent d’élaborer une charte pour déconcentrer les services publics.

L’administration publique togolaise continue de faire face à la grave crise sociopolitique que le pays a connue dans les années 1990. Les conséquences ne se reflètent pas seulement au niveau institutionnel et organisationnel. Elles s’observent aussi et surtout dans le domaine des ressources humaines. De ce fait, toutes les initiatives qui sont prises pour améliorer les méthodes et procédures de travail devant augmenter les performances de l’administration togolaise sont inhibées. C’est pour remédier à cette situation qu’un Plan national de développement des compétences est en cours d’adoption par le gouvernement.

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