Le procès des deux autres étudiants incarcérés à la prison civile de Lomé depuis le 14 juin dernier a eu lieu lundi. Foly Satchivi et Marius Amagbegnon ont au cours d'un procès tenu sous haute surveillance policière écopé d'une condamnation avec sursis.

La Seconde audience pour statuer sur le sort des deux étudiants toujours détenus à la prison civile de Lomé se tient ce lundi. Dans une déclaration conjointe parue samedi, une douzaine organisations de la société civile fait appel au bon sens des juges pour dire le droit et de la population pour se mobiliser en vue de leur libération.

Les syndicats des enseignants des universités publiques du Togo s'invitent désormais dans la résolution de la crise qui secoue l'Université de Lomé ces derniers jours. Jusque-là muets face à cette crise, le Syndicat National des Enseignants Supérieur (SNES) et le Syndicat de l'Enseignement du Supérieur au Togo (SEST) rompent le silence et donnent leur point de vue.

L’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) se prononce à son tour sur l'affaire des étudiants arrêtés le 14 juin dernier lors d'une manifestation pacifique réprimée par les forces de l'ordre. Dans une note sortie mardi, l'Association fustige un manque de transparence dans la gestion de la crise estudiantine et redoute un complot contre Foly Satchivi.

Plusieurs personnes n’ont pas fait de cadeaux au Professeur Dodzi Kokoroko, le président de l’Université de Lomé dans la crise qui se secoue actuellement le temple du savoir. Sa gestion de la crise est jugée catastrophique avec une répression policière dénoncée de toutes parts. Lundi, les étudiants mis en cause ont été libérés par le tribunal de Lomé pour défaut de preuves. A la suite, le Professeur Kokoroko réagit.

C’est une victoire pour les étudiants de l’Université de Lomé qui se sont mobilisés lundi autour du Palais de justice de Lomé pour exiger la libération de 8 de leurs camarades arrêtés et déposés à la prison civile de Lomé suite à des manifestations qui ont eu lieu à l’Université de Lomé. La présidente du tribunal a débouté le procureur de la république et prononcé leur relaxe.

Foly Satchivi et les étudiants arrêtés n’ont toujours pas été libérés comme demandé par plusieurs organisations de la société civile et des associations estudiantines. Contrairement aux promesses du président de l’Université de Lomé, il a été annoncé le jugement de ces étudiants dont la plupart ont été violentés par les forces de l’ordre. Un rassemblement a démarré depuis le début de l’après-midi pour obtenir leur relaxe.

Toujours pas d'accalmie sur le campus universitaire de Lomé, 72 heures après l'arrestation du président de la Ligue Togolaise des Droits des Étudiants (LTDE). Les étudiants qui manifestaient pour la libération de Foly Satchivi et ses camarades sont de nouveau tombés sur une horde des forces de l'ordre. De nouvelles arrestations sont enregistrées. Les OSC condamnent ces diverses formes de violence et exigent la libération sans conditions des détenus.

La situation à l’Université de Lomé a été une nouvelle fois invivable ce jeudi. A l’appel, cette fois-ci du Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET), les étudiants entendaient manifester pour la libération de deux de leurs camarades arrêtés mercredi et déférés en prison. Mais les forces de l’ordre et de sécurité ont dispersé tout attroupement à coups de gaz lacrymogène.

Les échauffourées sur le campus universitaire de Lomé ne sont plus arrivées depuis que le Professeur Dodji Kokoroko est nommé à sa tête. Cependant, mercredi tout semble redevenir comme avant avec une assemblée générale des étudiants qui a fini par l'arrestation de 2 manifestants et des blessés graves.

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