Il est enfin de retour chez lui ! Yaovi Atsou-Atcha avait quitté presque nuitamment son domicile le petit matin de lundi dernier sans informer ses proches. Le Coordinateur général de la Coordination des syndicats de l’éducation au Togo (CSET) a choisi ainsi d’infliger une grosse frayeur à sa famille et à ses camarades syndicalistes. Certains d’entre eux ont vite fait d’accuser les autorités togolaises de l’avoir arrêté ou enlevé et appelaient à paralyser le système éducatif. Il se trouve que l’intéressé s’était retrouvé dans des activités extraprofessionnelles au Bénin où les choses ont failli tourner au pire.

Le Coordinateur général de la Coordination des syndicats de l’éducation au Togo (CSET) était introuvable depuis lundi dernier. Des informations indiquent que sa famille et ses proches collaborateurs sont sans nouvelles de lui. Une situation qui faisait monter l’inquiétude. Mercredi, M. Atsou-Atcha aurait donné des signes de vie

L’accalmie actuelle dans le secteur de l’éducation risque d’être de courte durée. Les enseignants togolais ne comprennent pas ce qui rend impossible l’indexation de 2 milliards promis par le gouvernement à leur salaire à compter de janvier 2020. Les fédérations des syndicats de l’éducation notamment la CSET voient ainsi une violation par le gouvernement du protocole d’accord.

La bonne relation de confiance qui existe ces derniers mois entre le gouvernement togolais et les enseignants pourrait être paralysée dans les jours à venir. La Coordination des Syndicats des Enseignants du Togo (CSET) dénonce le non-respect des engagements pris par les autorités. Dans une récente note, l’organisation a déploré les promesses non tenues et prévient des conséquences d’une telle situation qui peut déboucher sur une nouvelle crise dans le secteur éducatif à quelques mois seulement des examens de fin d'année.

Les enseignants du Togo n’ont toujours pas trouvé de satisfaction à leurs revendications qui datent depuis 2013. Ils ont entamé ce mardi une nouvelle grève de 4 jours pour maintenir la pression sur les autorités gouvernementales. Les grévistes dans leur nouveau mot d’ordre de grève dénoncent aussi  l’intimidation et la menace que subissent certains de leurs camarades pour cause de grève.

Komi Selom Klassou a annoncé jeudi la reprise du dialogue avec les fédérations syndicales des enseignants du Togo sur le 11 janvier prochain. L’annonce  a été faite à l’issue d’un entretien que le Premier ministre a eu ce jour avec le bureau du  Conseil National du Dialogue Social (CNDS).

Les membres de la Coordination des Syndicats de l’Enseignement du Togo de toutes les régions pédagogiques du pays, ont évalué les activités réalisées au cours de l’année 2017 vendredi dernier à Atakpamé (158 km de Lomé). La rencontre a permis d’évaluer les actions menées en 2017 et  définir des stratégies pour une meilleure action syndicale en 2018.

Pour la base de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) il n’est pas question d’entamer la rentrée scolaire sans l’adoption et l’entrée en vigueur du statut particulier. En Assemblée générale samedi à Lomé, les enseignants réunis dans cette organisation ont rejeté la décision prise par le Premier Ministre d’augmenter la prime de la fonction enseignante. Ils décident de maintenir le mot d’ordre de grève pour les deux premiers jours de la rentrée.

La Coordination de l'Education  des Enseignants du Togo (CSET) annonce une grève sur les deux premiers jours de la rentrée scolaire qui démarre le 02 octobre prochain. L'information est contenue dans un courrier adressé mercredi  aux  ministères en charge de l'éducation. 

La crise qui secoue depuis des années le système éducatif pourrait trouver un dénouement dès l’année académique qui vient. L'espoir est de nouveau permis. Les responsables syndicaux espèrent dans ce sens que le chef du gouvernement, Komi Selom Klassou qui a promis un statut particulier aux enseignants d'ici à la rentrée 2017-2018, tiendra sa promesse.

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